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Grenoble18 septembre 2026

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Secours en montagne : 107 millions d'euros et 10 000 interventions par an

Le rapport de la Cour des comptes remis en février chiffre un système qui coûte plus cher et intervient plus souvent. Il rouvre la question de la gratuité.

Par Gaël Ponsot · · 2 min de lecture

Secours en montagne : 107 millions d'euros et 10 000 interventions par an
Visuel à insérer Hélicoptère de secours en vol stationnaire au-dessus d'un couloir enneigé 1700 × 1000 px, JPG. Fichier : nev-media/secours-une.jpg
107 M€
coût annuel, en 2024
Environ 10 780 €
coût moyen par intervention
+ 54,5 %
hausse du coût depuis 2012, pour 25 % d'inflation
11 février 2026
publication du rapport

Publié le 11 février, le rapport de la Cour des comptes consacré aux secours en montagne avance des chiffres rarement rassemblés : environ 107 millions d'euros par an en 2024, pour près de 10 000 interventions réparties sur dix-neuf départements, soit un coût moyen proche de 10 780 euros par intervention.

Une activité qui augmente

Le nombre d'interventions a progressé de 18 % depuis 2018, porté par la fréquentation estivale autant que par le ski. Le coût, lui, a augmenté de 54,5 % depuis 2012, alors que l'inflation sur la même période s'établissait autour de 25 %. Les moyens aériens expliquent une part importante de cet écart, avec une hausse de 141 %.

Trois services, une même mission

Les secours reposent sur les pelotons de gendarmerie de haute montagne, les compagnies républicaines de sécurité spécialisées et les groupes montagne des sapeurs-pompiers, soit plus de 735 secouristes spécialisés. La Cour estime cette organisation coûteuse et propose trois scénarios : l'unification en une force unique, le retrait de la compétence aux services d'incendie et de secours, ou, a minima, une réorganisation des zones d'intervention par massif.

La gratuité en question

Le rapport ouvre la discussion sur une facturation partielle ou totale des interventions, en citant les modèles suisse et italien. Les professionnels sont partagés : les uns redoutent que la crainte de la facture retarde les appels et aggrave les accidents, les autres jugent difficile de maintenir la gratuité quand chaque sortie dépasse dix mille euros.

Ce qui s'applique aujourd'hui

Le secours reste gratuit lorsqu'il est assuré par l'État. Les communes peuvent en revanche facturer les secours sur les pistes de ski alpin et de ski de fond, ce qu'elles font pour la plupart : c'est la distinction que la majorité des victimes découvre au moment de la facture.

Sources

  • Rapport de la Cour des comptes sur les secours en montagne, 11 février 2026
  • Réactions professionnelles publiées en février 2026

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