L'échelle du risque d'avalanche, niveau par niveau
Cinq degrés, une échelle européenne commune, et un contresens fréquent : le niveau 3 n'est pas un niveau moyen.
Par Gaël Ponsot · · 2 min de lecture
- 5
- niveaux, sur une échelle européenne commune
- Niveau 3
- le plus fréquent dans les accidents mortels
- Publication
- bulletin quotidien par massif, en saison
- Contenu
- risque, altitudes et orientations concernées
L'échelle du risque d'avalanche comporte cinq degrés, identiques dans tous les pays alpins. Elle est publiée chaque jour en saison, massif par massif, et précise les altitudes et les orientations de pente concernées, ainsi que l'évolution attendue.
Le contresens du niveau 3
Situé au milieu de l'échelle, le niveau 3 est souvent lu comme un niveau moyen, donc acceptable. C'est pourtant celui qui concentre la majorité des accidents mortels, parce qu'il correspond à des conditions où un seul skieur suffit à déclencher une plaque, dans un décor qui paraît praticable.
Ce que l'échelle ne dit pas
Elle décrit un massif, pas une pente. Deux versants distants de cent mètres peuvent présenter des situations opposées selon l'orientation, le vent et l'ensoleillement des jours précédents. Le bulletin est un point de départ, pas une autorisation.
Les trois questions avant de partir
Quel est le niveau et pour quelles orientations ? Quelle est la pente maximale de l'itinéraire, et existe-t-il une variante moins raide ? Le groupe dispose-t-il de l'équipement de recherche, et sait-il s'en servir sans réfléchir ?
Le matériel
Détecteur de victimes d'avalanche, pelle et sonde, portés par chaque membre du groupe, avec une recherche répétée régulièrement à l'entraînement. Un matériel jamais utilisé en exercice ne sert à rien dans les quinze minutes qui suivent un ensevelissement.
Sources
- Échelle européenne de risque d'avalanche
- Bulletins d'estimation du risque d'avalanche publiés par Météo-France
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